30.04.2008

1er mai chaud

Le 1er mai sera chaud, à la veille des élections

FORUM | Chaud, le 1 er mai! À quatre jours des élections sociales, les syndicats sont sur les nerfs et prêts au combat. Mais pas en guerre pour autant.

Ils défendront leurs postes et leurs bastions bec et ongles. Tous misent sur une progression et affichent un bel optimisme. Les syndicats se préparent à un mois de mai fiévreux et belliqueux. Mais ils déposeront les armes dès juin.

CSC et FGTB annoncent déjà qu'ils manifesteront du 9 au 13juin en front commun. Pour le pouvoir d'achat. Pour que les discussions institutionnelles ne bouffent pas tout cru les vrais problèmes des gens. Pour que les politiques ne s'enferment pas dans un tour d'ivoire nommée «crise de régime». La confrontation sera donc rude. Mais pas sanglante. Et l'intérêt de tous les travailleurs, sens même d'un 1ermai, sera préservé.

Frapper juste et fort

N'empêche. Les élections sociales démarrent dès le 5mai. La fête des travailleurs sera cette année l'occasion d'un dernier rassemblement des troupes. Il s'agira de frapper juste et fort. La CSC mise sur une solidarité qui déborde de notre petit Royaume. Le FGTB martèle sa volonté de relèvement du pouvoir d'achat. Et la CGSLB, à qui nous avons donné la parole, veut recentrer le combat sur l'entreprise.

À l'échelle nationale, pour les conseils d'entreprises, la FGTB avait obtenu en 2004 34,1% des sièges. La CSC avait emporté 57, 3%. Et la CGSLB, 6,1%. Des résultats à peu près stables pour chacune des trois organisations. En région wallonne, la répartition des sièges, toujours pour les conseils d'entreprises, était la suivante: 42% pour la FGTB; 51,9% pour la CSC et 3,8% pour la CGSLB.

+ Prolongez votre information dans l'Avenir, le Jour et le Courrier de mercredi 30 avril. 

Catherine ERNENS

15.04.2008

Tract pour la manif du 17 avril 2008 à Namur

 

FGTB-CGSP
Place Fontainas, 9-111000 BRUXELLESTél.: 02/508.58.28 – Fax : 02/508.58.15e-mail : liliane.lemauvais@cgspadmi.be

CSC-Services Publics

Place l’ilon,135000 NAMURTél.: 081/25.40.32 – Fax : 081/25.40.89e-mail : ccsp.guy.crijns@acv-csc.be

CGSLB-SLFP

Rue du Progrès, 3191030 BRUXELLESTél.: 02/201.14.00 – Fax : 02/201.14.34

e-mail : slfpvsoa@tiscalinet.be

  APPEL AUX MILITANTS 
MANIFESTATION A NAMUR (JAMBES)JEUDI 17 AVRIL 2008 dès 9h30'
 INACCEPTABLE : LE GOUVERNEMENT SE DEBINE ! Les revendications du front commun syndical concernant le personnel des pouvoirs locaux wallons (communes, CPAS, intercommunales, provinces,...) étaient (enfin) sur la table du Gouvernement wallon du vendredi 21 mars 2008.  Nous apprenons que ce point été tout bonnement « reporté », à quand ?  mystère ! Ce serait notre revendication d’augmenter le nombre de statutaires « qui pose problème », problème entre partenaires PS et CDH ?  Pourtant, nous ne voyons pas où est le problème, puisque cela fait des années que les autorités écrivent en toutes lettres que :  « le statut est la règle dans la fonction publique », confirmé dans l’accord de gouvernement fédéral et signé par le PS et le CDH .  Alors nous disons : assez de déclarations, passons aux actes ! C’est cela que les citoyens reprochent aux politiciens :  Tenir un discours et faire exactement l’inverse sur le terrain. Nous le réaffirmons avec force, nous exigeons une augmentation du nombre d’agents statutaires et la région wallonne doit être le moteur de cette (r)évolution. Rejoignez-nous à la manifestation du 17 avril 2008 à JAMBES. Il y va de l'avenir de nos services de proximité que sont les Communes, CPAS, Provinces, Intercommunales, … et du personnel qui les compose. Nous exigeons des Autorités Wallonnes qu'elles donnent les moyens nécessaires aux Pouvoirs locaux pour nommer leurs agents !  Le Front commun syndical, 
Liliane Lemauvais,Guy CRIJNS,Erick FRISE,
CGSP-ADMI.  CSC-Services Publics.SLFP-ALR.
   Editeur responsable : Liliane Lemauvais – CGSP-ADMI – Place Fontainas, 9-11 à 1000 BruxellesMessagerie : liliane.lemauvais@cgspadmi.be - GSM Liliane Lemauvais : 0474 98 14 72Téléphone : 02 508 58 28 – Télécop

27.03.2008

Information sur les pensions

Voici quelques sites interressants:

Pour les pensions du privé (travailleurs non statutaires):

ONP:Vous pourrez trouver sur ce site toute information en matière de pension du secteur privé et de garantie de revenu aux personnes âgées (GRAPA).

Parcourez le menu horizontal ci-dessus avec votre souris : le détail de chaque rubrique se déroulera et vous permettra de vous diriger vers la section correspondant à votre recherche.
L’Office national des Pensions peut aussi vous venir en aide par téléphone, par courrier postal, par courrier électronique ou lors d’une visite que vous effectueriez en ses bureaux. Vous trouverez tout renseignement à ce sujet dans la rubrique.

 www.onp.fgov.be

CIMIRé:CIMIRe est un organisme qui collabore aux échanges du réseau primaire de la sécurité sociale.
Il est chargé entre autre, de collecter, de gérer et d'identifier les données de carrière de tous les travailleurs salariés (excepté les indépendants et les fonctionnaires statutaires).

Chaque année CIMIRe envoie un extrait annuel à toutes les personnes pour qui des données de carrière ont été enregistrées.

www.cimire.be

Pour les pensions du public (travailleurs statutaires):

SdPSP:Les tâches principales du Service des Pensions du Secteur Public (le SdPSP) sont l'octroi, le calcul et la gestion de la plupart des pensions de retraite et de survie du secteur public.

Le SdPSP est une administration centrale, c'est-à-dire que ses compétences recouvrent toute la Belgique et que ses bureaux sont établis exclusivement à Bruxelles. Environ 500 personnes y travaillent.

Si le Service des Pensions du Secteur Public calcule le montant des pensions et des rentes, ce n'est pas elle qui les paie. En effet, cette tâche incombe à l'Administration de la Trésorerie, une administration centrale du Service Public Fédéral Finances, plus spécialement au Service central des dépenses fixes-Pensions.

www.sdpsp.fgov.be

 

ONSSAPL:L'Office national de sécurité sociale des administrations provinciales et locales est l'organisme de sécurité sociale compétent pour les pouvoirs locaux tels les provinces, communes, intercommunales et CPAS.

Pour les travailleurs, l’ONSSAPL constitue la porte d’accès à la sécurité sociale. L’ONSSAPL assure pour eux la solidarité mutuelle. Pour certaines compétences, toutes les administrations sont obligées de s’affilier (allocations familiales, paiement des cotisations de sécurité sociale) tandis que pour d’autres (service social, financement des pensions), les administrations choisissent librement d’adhérer.

www.rszppo.fgov.be

Pour tous:

Tout sur ma pension:Cette application est en permanence mise à jour en fonction des modifications légales et réglementaires, et de l'évolution de différents paramètres de calcul (index, ...).
Elle est également adaptée et développée pour la rendre plus efficace et conviviale.

Au 01/10/2007

  1. Adaptations:
    • Nouveau minimum garanti
    • Droit minimum par année
    • Plafond des rémunérations
  2. Bonus pension:
    Information sur le bonus pension


Au 01/09/2007

  1. Nouvel interface:
    • Amélioration de l'encodage des périodes
    • Introduction de la version allemande
    • Possibilité de réinitialisation de toutes les données du simulateur
  2. Ajout de type d'absence dans la carrière fonctionnaire:
    • Congé précédant la retraite
    • Activité de service
    • Congé spécial
    • Interruption de carrière spéciale


Au 01/03/2007

  1. Application du pacte de solidarité entre les générations:
  2. Calcul montant brut-montant net
    Le montant net est proposé, sous déduction des éventuelles cotisations et du précompte professionnel; cliquez ici pour plus d'infos.

www.toutsurmapension.be

Tous les délégués se tiennent à votre disposition pour tout renseignement.

25.03.2008

Le Catéchisme du Peuple d'Alfred Defuisseau

   
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Le Catéchisme du Peuple

Alfred Defuisseaux
 

CHAPITRE I. - 1ère leçon

De la Condition du Peuple et de son esclavage

 1. Qui es - tu ?

     Je suis un esclave.

 2. Tu n'es donc pas un homme ?

     Au point de vue de l'humanité, je suis un homme ; mais par rapport à la société, je suis un esclave.

 3. Qu'est-ce qu'un esclave ?

     C'est un être auquel on ne reconnaît qu' un seul devoir, celui de travailler et de souffrir pour les autres.

 4. L'esclavage a-t-il des droits ?

     Non.

 5. Quelle différence y a-t-il au point de vue physique entre l'esclave et l'homme libre ?

     Il n'y a aucune différence ; l'esclave aussi bien que l'homme libre doit boire, manger, dormir, se vêtir. Il a les mêmes nécessités animales, les mêmes maladies, la même origine, la même fin.

 6. Qu'est-ce qu'un homme libre ?

    C'est celui qui vit sous un régime de lois qu'il s'est volontairement données.

 7. A quoi reconnaissez-vous en Belgique l'homme libre de l'esclave?

    En Belgique, l'homme libre est riche ; l'esclave est pauvre.

 8. L'esclave existe-t-il dans tous les pays ?

     Non. La République Française, la République Suisse, la République des États-Unis et d'autres encore ne sont composées que d'hommes libres. Tous les citoyens font les lois et tous s'y soumettent.

 9. Que faut-il donc pour faire d'un esclave un homme libre ?

     Il faut lui donner le droit de vote, c'est-à-dire établir le suffrage universel.

Maison du peuple de Quaregnon

 

10. Qu'est-ce que le suffrage universel ?

     C'est le droit pour tout citoyen, mâle et majeur de désigner son député en lui donnant mission de faire des lois pour les travailleurs.

11. Par qui se font les lois en Belgique ?

     Les lois se font maintenant en Belgique, pour les riches et contre les pauvres.

12. Ne pouvez-vous rendre autrement votre pensée ?

     Oui. On peut dire qu'en Belgique les lois sont faites par ceux qui ne font rien, et contre ceux qui travaillent.

13. Sur quoi repose notre système gouvernemental ?

     Sur l'argent.

14. Citez des exemples ?

     On ne peut être sénateur que si l'on paie au moins 1.600 francs d'impôt à l'État ; 

     On ne peut être député que si l'on paie les dîners, les voitures, les cigares de l'électeur.

     - On ne peut être électeur que si l'on paie 42 fr. 32 c. d'impôt.

     - On doit être soldat si l'on n'a pas 1.600 francs pour payer un remplaçant.

15. La probité, le travail, l'intelligence ne comptent donc pour rien !

     Ils ne comptent pour rien aussi longtemps qu'on est pauvre. Au contraire on peut se passer facilement de probité, de travail, d'intelligence si l'on a de l'argent.

16. Citez des exemples.

     Je ne saurais car ils sont trop nombreux et je ne voudrais pas faire de jaloux. Il me faudrait faire la nomenclature de tous les financiers véreux, de tous les notaires en fuite, de tous les administrateurs malhonnêtes, de tous les manieurs d'argent qui ne cherchent le pouvoir que pour tripoter plus à leur aise.

17. Quel est le moyen de changer cet état de chose honteux ?

     C'est de donner au peuple le droit de suffrage.

     - Le peuple qui est honnête parce qu'il travaille, nommera des honnêtes gens qui feront des lois honnêtes.

 

CHAPITRE II. - 2e leçon

De la Constitution

 

 1. Que dit l'art. 25 de la Constitution ?

     L'article 25 de la Constitution dit : "Que tous les pouvoirs émanent de la nation.".

 2. Est-ce vrai ?

     C'est un mensonge.

 3. Pourquoi ?

     Parce que la Nation se compose de 5,720,807 habitants, soit 6 millions, et que sur ces 6 millions   117.000 seulement sont consultés pour faire les lois.

 4. Comment se fait-il que ces 6 millions de Belges soient gouvernés par 117.000 ?

     Pour être électeur, il faut payer 42 fr. 32 c. d'impôt. - En Belgique, 117.000 citoyens seulement paient cet impôt, et sur ces 117.000, quatre-vingts mille seulement prennent part au vote.

 5. Ces 80.000 privilégiés sont-ils des gens instruits ?

     Non. Dix mille au moins ne savent ni lire ni écrire.

 6. Comment se décompose le reste des électeurs ?

     Il y a 23.000 locataires qui obéissent aux propriétaires ; 5.000 fonctionnaires qui obéissent au gouvernement ; 2.000 curés qui obéissent aux évêques ; 10.000 fournisseurs qui obéissent à leurs clients. De sorte qu'en y comprenant les 10.000 illettrés qui sont généralement de faux électeurs, nous trouvons que nous n'avons en Belgique que 30.000 électeurs dont 4.117 chefs d'usines, 5.000 entrepreneurs, 15.000 rentiers et 6.000 avocats, avoués, notaires, etc., dont 1.300 professeurs et instituteurs.

 7. Par combien de privilégiés est donc gouvernée la Belgique ?

     Par 30.000 privilégiés.

 8. A quelle date a été promulguées la Constitution ?

     Il y a 55 ans, le 25 février 1831.

 9. Cette vieille Constitution est-elle encore bonne aujourd'hui ?

     Elle ne vaut pas mieux qu'un vieux chapeau qui daterait de 1831.  Si je me couvrais  d'un pareil chapeau qui a pu être très beau à son époque, je serais tellement ridicule qu'on me croirait en carnaval.

10. Pourquoi donc la Belgique conserve-t-elle cette Constitution si décrépite ?

     Parce qu'elle fait l'affaire de nos gouvernants.

     - Si elle était modifiée plus un seul d'entre eux ne resterait au pouvoir.

11. Qu'entendez-vous par ces mots : un homme au pouvoir ?

     J'entends par homme au pouvoir, celui qui a trouvé le moyen de vivre aux dépens du Trésor de l'État lui, les siens, ses parents, ses alliés, ses connaissances, et cela en ne faisant rien ou presque rien.

12. Citez-moi quelques hommes au pouvoir ?

     Je vous citerai les Frère qui ont donné naissance aux Orban d'où sont issus les Frère-Orban ; les Malou, les Jacobs, les Bara, les Brasseur, les Tesch, les Pirmez...

13. Que dit l'art.6 de la Constitution ?

     Que tous les Belges sont égaux devant la loi.

14. Est-ce vrai ?

     C'est un odieux mensonge.

15. Citez des exemples.

     Ils seraient trop longs à énumérer. Il me suffira de dire que chaque jour nous voyons des messieurs qui appartiennent de loin ou de près au pouvoir, voler des millions et n'être pas poursuivis, ou, s'ils le sont, être acquittés ou condamnés à des amendes dérisoires, tandis que nous voyons des pauvres diables qui n'ont pris qu'un seul pain dont leurs enfants avaient besoin, être condamnés aux travaux forcés.

16. En matière d'impôt cependant les citoyens sont-ils égaux ?

     Non, et je ne cite qu'un seul exemple, celui de Léopold II qui, imposé par la commune de Laeken pour la cote mobilière de son palais de Laeken a fait annuler par son ministre cette délibération et ne paie rien.

 

CHAPITRE III. - 3e leçon

Libéral et Catholique

 

 1. Qu'est-ce qu'un libéral ?

     Un libéral est un homme qui cherche à faire ses affaires au détriment du Trésor de l'État.

 2. Qu'est-ce qu'un catholique ?

     Un catholique est un homme qui cherche à faire ses affaires au détriment du trésor de l'État.

 3. Qu'est-ce qu'un indépendant ?

     C'est un homme qui n'ayant pu se dire ni libéral ni catholique parce que toutes les étiquettes de la boutique étaient prises, cherche sous ce nom nouveau à faire ses affaires au détriment du trésor de l'État.

 4. Que sont-ils tous en réalité ?

    Des conservateurs.

  5. N'y a-t-il pas cependant entre eux une question de religion ?

     Tous se moquent de la religion comme d'une noix vide. - Je connais des libéraux qui portent des cierges derrière les processions, comme je connais des catholiques qui ne vont jamais à la messe.

  6. Pourquoi a-t-on inventé ces deux partis ?

     Pour qu'ils puissent mutuellement s'endosser la dilapidation des richesses de l'État sans qu'on puisse jamais mettre la main sur le coupable.

 7. Comment se partagent-ils le pouvoir.

    Généralement, ils occupent le pouvoir chacun 8 ans.

 8. Quel est le premier cri d'un ministre catholique qui arrive au pouvoir ?

     Son premier cri est : les caisses sont vides, les libéraux ont tout pris.

 9. Quel est le premier cri d'un ministre libéral qui arrive au pouvoir ?

     Son premier cri est : les caisses sont vides, les catholiques ont tout pris.

10. Que font-ils alors ?

     Tous créent de nouveaux impôts afin de remplir les caisses et de permettre de les vider ensuite.

11. Depuis combien de temps dure ce jeu ?

     Depuis 55 ans.

12. N'est-il pas près de finir ?

     Il sera fini le jour où nous aurons le suffrage universel.

13. Quand l'aurons-nous le suffrage universel ?

     Le jour où le peuple le voudra.

14. Le voudra-t-il bientôt ?

     Oui, le 13 juin 1886, jour de la Pentecôte, de tous les coins de Belgique, le peuple viendra le chercher à Bruxelles.

15. Et si le gouvernement le refuse ?

     Il n'osera pas. Que peut le gouvernement sans le peuple puisque le peuple est en même temps l'armée et le travail.

 

 

4e leçon

De l'impôt

 

 1. Qu'est-ce que l'impôt ?

    L'impôt est l'argent que l'État, la province et la commune prélèvent sur la fortune et surtout sur le travail des ouvriers belges.

 2. Comment est prélevé l'impôt ?

     L'impôt, voté par les riches, frappe surtout les petits et épargne les grands.

 3. Citez-moi des exemples ?

     L'impôt sur les fenêtres. - Jusqu'à la 24e fenêtre l'on paie; au-delà de la 24e on ne paie plus. Le contraire devrait exister ; mais comme ce sont les riches qui ont plus de 24 fenêtres à leurs châteaux on a préféré imposer les misérables demeures fenêtres du pauvre, bien qu'elles soient indispensables pour éclairer et assainir sa chaumière.

 4. Citez un autre exemple ?

     Les fenêtres qui éclairent les escaliers sont exemptes d'imposition. - Ce sont cependant celles-là qui devraient être surtaxées, car l'escalier indique une maison d'une certaine aisance.

 5. Citez-moi un exemple relatif à l'impôt sur la consommation.

     Le champagne que seuls les riches peuvent boire puisqu'il coûte 4 et 12 francs la bouteille, est exempt d'impôt supplémentaire ; tandis que le genièvre qui est le champagne du peuple est écrasé par l'impôt.

     Je pourrais aussi citer le tabac. On vient d'imposer la pipe du travailleur tandis qu'on n'a pas songé aux fins cigares de Havane que fument nos ministres.

 6. Quelles choses sont frappées par l'impôt ?

     Tout est frappé par l'impôt depuis l'air et le soleil que nous payons parce qu'ils entrent par nos fenêtres, jusqu'à l'eau qui se consomme dans les villes puisqu'on la paie. - Il n'y a qu'une seule chose qu'on s'est bien gardé de frapper.

 7. Quelle est cette seule chose exempte d'impôt ?

     C'est le revenu, c'est-à-dire les rentes, parce que seuls les riches en possèdent, cela se comprend.

 8. De sorte qu'il y a des gens qui ont 100.000 francs de revenus et qui ne paient pas d'impôt ?

     Évidemment.

 9. A quoi emploie-t-on tout l'argent des impôts ?

     A payer quantité de gens à rien faire.

10. Quels sont ces gens ?

     Nous avons d'abord l'armée des fonctionnaires et à leur tête Léopold II. Celui-ci touche fixe 3.600.000 francs, avec les palais que nous lui donnons et sa famille que nous entretenons, il nous revient au bas mot à 5 millions par an. - La France républicaine, notre voisine donne à son Président 600.000 francs et elle a 40.000.000 d'habitants. Ce qui fait que toute proportion gardée, le Roi devrait toucher 75.000 francs par an au lieu de 5 millions.

11. De quelle nationalité est le Roi Léopold II ?

   Par sa mère, une d'Orléans, il est Français. - Par son père, un Saxe-Cobourg, il est Allemand. Par sa liste civile, il est Belge.

12. Quels sont les autres gens que nous payons à rien faire ? Énumérez-les sans détails, nous demanderons les détails plus tard.

     Il y a l'armée qui nous coûte cinquante millions, l'église qui nous coûte vingt millions, la Banque nationale ou les appointements des gros bonnets sont exorbitants.

Enfin, il y a la légion des ronds-de-cuir, parmi lesquels les ambassadeurs sont les plus inutiles, à commencer par celui du Vatican.

13. A quoi sert encore l'argent des impôts ?

     A bâtir des citadelles à Anvers ; un temple de la Justice à Bruxelles ; à doter le frère et les filles du roi et un tas d'autres choses inutiles aux cinq millions de Belges qui habitent la province.

14. Que faudrait-il pour arrêter ces scandaleux abus ?

     Le suffrage universel qui enverrait à la Chambre des gens honnêtes.

 

5e leçon

De la Conscription et de l'Armée

 

 1. Qu'est-ce que la conscription ?

     C'est l'impôt du sang, prélevé sur le peuple.

 2. En quoi consiste-t-il ?

     L'État fait désigner dans chaque commune, par le sort, les jeunes gens qui doivent faire partie de l'armée. Ceux qui sont riches paient douze à seize cents francs et sont libérés ; ceux qui sont pauvres sont emprisonnés, pendant 3 ans, dans une caserne.

 3. Ce système est - il juste ?

     C'est la plus monstrueuse iniquité.

 4. Pourquoi ?

     Parce que, en temps de guerre, le pauvre doit verser son sang pour défendre le sol de la patrie dont il ne possède pas un pouce et défendre des institutions qui lui refusent droit ; tandis que le riche qui possède le sol et qui profite des institutions, reste lui, à l'abri de tout danger.

 5. Combien coûte l'armée et ses accessoires ?

     Cinquante millions par an.

 6. A quoi sert-elle ?

     A rien, puisque nous sommes neutres et qu'une neutralité ne se défend pas. - La Belgique n'a pas plus besoin d'une armée pour faire la guerre, qu'un homme neutre n'a besoin d'une femme pour faire des enfants.

 7. Pourquoi devons-nous avoir une armée ?

     Parce que le roi le désire.

 8. Pourquoi le roi désire -t -il avoir une armée ?

     Pour deux motifs. Le premier parce qu'il espère que l'armée défendra contre son peuple et sa personne et sa liste civile.

     Le deuxième parce qu'il faut à un roi une armée pour jouer au soldat, mettre de beaux uniformes, avoir des places à donner et aussi pour la montrer aux autres rois, quand ils viennent le voir, comme il faut aux enfants des soldats de plomb, des képis d'officiers... pour exciter l'envie des petits camarades qui viennent les voir.

10. Depuis 55 ans qu'elle existe, l'armée a - t -elle jamais été sur un champ de bataille ?

     Malheureusement on l'a conduite et fait tirer sur un champ de travail. Elle a tué Gillis à Verviers, des femmes et des enfants dans le Borinage.

11. Quel fait monstrueux s'est passé à Verviers à propos de l'assassinat de Gillis ?

     Le caporal Veckmans qui avait tué ce pauvre Gillis, a été nommé chevalier de l'ordre de Léopold.

12. Pourquoi le gouvernement belge a - t - il décoré un Belge qui avait tué un de ses frères ?

     Parce que le gouvernement qui savait très bien que l'armée ne voulait pas tirer sur ses frères, a cru trouver le moyen de l'y décider en récompensant un caporal qui avait tué un ouvrier. Le gouvernement espérer, par l'appât des récompenses, exciter l'armée contre le peuple. 

13. Y parviendra - t - il ?

   Jamais ! car l'armée est composée de nos fils, de nos frères, de nos amis, et jamais on ne saura les décider à tuer leurs pères, leurs mères, leurs frères ou leurs soeurs.

14. Comment remédier à cet état de choses ?

    En décrétant le suffrage universel qui enverra à la Chambre des députés qui établiront le service universel et obligatoire ou aboliront l'armée ce qui serait beaucoup mieux.

 

6e leçon

Des salaires

 

 1. Y a-t-il une loi sur les salaires en Belgique ?

     Non. Le patron donne ce qu'il veut à l'ouvrier.

 2. Comment le travail est-il rémunéré ?

     Plus on travaille, moins on est payé ; moins on travaille plus on est payé.

 3. Expliquez-vous par des exemples.

     Le premier fonctionnaire du royaume, Léopold II, gagne 13,698 francs par jour. Il ne fait rien que signer de temps en temps, se promener et donner quelques dîners.

     Un employé de chemin de fer par exemple qui est à son poste de 6 heures du matin à 7 heures du soir, gagne (à raison de 1.000 francs par an), 2 fr. 70 par jour.

 4. Mais Léopold II a peut être des responsabilités ?

     Aucune, aucune.

 5. Et l'employé ?

     Lui il a une énorme responsabilité, et malheur à lui s'il manquait 10 centimes dans sa caisse. On le destituerait et on l'enverrait en prison.

 6. Citez d'autres exemples.

     Le gouverneur de la Banque Nationale qui n'a qu'une responsabilité dérisoire, gagne près de 100.000 francs par an. - L'encaisseur de la Banque qui doit déposer un cautionnement, qui a une responsabilité de chaque instant et qui fait un labeur très dur, ne gagne que 2 fr. 75 par jour.

 7. Citez encore un exemple.

     Celui de toutes les administrations à commencer par celle des chemins de fer. - Plus on est haut placé dans la hiérarchie, plus on gagne et moins on travaille, plus on travaille moins on gagne. - Ceux qui ne font rien ont des traitements qui varient de 15 à 30 mille francs, ceux qui travaillent ont de 1.000 à 3.500 francs.

 8. dans les charbonnages comment cela se passe-t-il ?

     De la même façon. - Le directeur-gérant qui ne risque rien, gagne de 15 à 40 mille francs par an ; l'ouvrier qui risque à chaque instant sa vie gagne de 1 fr. 50 à 2 fr. 2 par jour.

 9. Par quels moyens l'ouvrier peut-il combattre victorieusement cet état de choses ? 

    Par l'association. Tous les ouvriers doivent s'affilier au Parti Ouvrier. Le jour où ils seront bien unis, ils seront les maîtres.

10. N'ont-ils pas un autre moyen de devenir maître de la situation ?

     Oui, par le suffrage universel qui leur donnera le pouvoir législatif. Leurs députés feront alors des lois qui réglementeront le travail et le salaire. 

 

7e leçon

 1. Tu es donc esclave ?

     Oui, je suis esclave.

 2. Par qui es-tu gouverné ?

    Par 30.000 privilégiés.

 3. Sont-ils honnêtes ?

     Non, ils trafiquent de tout et vivent de notre travail en nous refusant tout.

 4. Que te laissent-ils ?

     Rien. Les riches prennent nos filles pour en faire de la chair à prostitution. Nos fils pour en faire de la chair à canon. Nous-mêmes. Ils prennent notre vie pour en faire des dividendes.

 5. Que dois-tu faire ?

     Abolir l'esclavage dans lequel nous vivons.

 6. Comment dois-tu y arriver ?

     Par le suffrage universel.

 7. Comment l'obtiendras-tu ?

    En allant tous, de tous les coins de la Belgique le demander à Bruxelles.

 8. Peut-on t'empêcher d'aller à Bruxelles manifester ?

     Non. J'use de mon droit comme les soi-disant libéraux et catholiques en ont usé en septembre 1884.

 9. Il te faut de l'argent pour aller à Bruxelles.

     J'ira à pied.

10. Triompheras-tu ?

     Oui, car mon cri de ralliement sera : vive le peuple ! vive le suffrage universel !

11. Marchons alors ?

     Oui marchons ! en avant ! et vive le peuple, vive le suffrage universel !

12. A quand le rendez-vous ?

    Le jour de la Pentecôte tous les Borains seront à Bruxelles; ils y arriveront à pied et u trouveront 25.000 gantois, 20.000 liégeois et verviétois, 20.000 ouvriers du Centre et de Charleroy. Tous les ouvriers y seront réunis, le peuple entier y sera et le gouvernement nous donnera le suffrage universel aux cris de : Vive le peuple ! Vive la liberté !

 

05.03.2008

Congrès wallon

Les 07 et 08 avril se tiendra à Borzée le congrès wallon CGSP-ADMI.

Les affiliés qui désirent prendre connaissance des résolutions qui seront remises au gouvernement peuvent le demander auprés de leurs délègués.

Voici les points: Solidarité, notre identité

                          Politique du personnel

                          Enjeux internationaux

                          Police

                          Service d'incendie 

                          Personnel des institutions publiques de soins

29.02.2008

Nomination

Voici un article parus sur le site 6com.be (le site est developpé par la FGTB Métal Liège-Luxembourg.

La CSC plaide en faveur de la nomination de tous les agents du secteur public

 

Dans les prochains jours, la CSC Services publics va lancer une campagne plaidant en faveur de la nomination des travailleurs au sein des administrations locales. En 2007, 35,7% des agents étaient nommés en Région wallonne contre 50,48% en 1995. Cette campagne s'adresse à 150.000 personnes évoluant dans les administrations wallonnes et bruxelloises (provinces, communes, CPAS et intercommunales). (Belga)

08.01.2008

Pétition mazout

Dimanche 06 janvier : Signez la pétition

Fin décembre, un habitant de Schaerbeek, Gabriel Kevers, a lancé une pétition afin d'obtenir du gouvernement qu'il baisse la tva sur le gasoil de chauffage à 6%. Bien qu'étant un produit de première nécessité, elle actuellement à 21% !


MonMazoutMoinsCher s'associe à sa démarche. Nous vous proposons donc d'aller signer la pétition ici :
Contre la vie chère 21% de TVA sur l'énergie de chauffage : quelle honte. ou http://www.lapetition.be/petition.php?petid=1428


Mais nous ne nous arrêterons pas là. Plusieurs démarches de ce genre vous seront proposées dans les jours qui viennent.


Nous avons vu qu'en s'associant les choses pouvaient bouger. MonMazoutMoinsCher à Dour en est la preuve. Alors, allez signer et faites circuler l'info autour de vous.

 

L'équipe de MonMazoutMoinsCher.be